JULIE
FERRIER. REINE DE LA MÉTAMORPHOSE
ET BOMBE COMIQUE
Lhumoriste qui monte cest elle, ou plutôt
elles, tant Julie Ferrier a de facilités à créer
des personnages féminins. Dans son one-woman-show, la bombe
comique se métamorphose à vue pour incarner une
bonne demi-douzaine de caractères : de lado des cités
rêveuse à la conseillère déducation
aigrie en passant par Martha, peintre totalement déjantée.
Pontivy et Plougonvelin sapprêtent à se réjouir
qu« Aujourdhui, cest Ferrier ».
Brest et Trégueux suivront.
Les personnages de votre one-woman-show sont-ils le fruit de votre
observation ou de votre imagination délirante ?
Des deux : il y a beaucoup d'observation mais aussi de l'imaginaire
et de l'inconscient. Un même caractère peut aussi
être la fusion de deux personnages que j'aurai croisés.
Pour laquelle des créatures que vous incarnez sur scène
éprouvez-vous le plus de tendresse ? Et d'horreur ?
J'éprouve énormément de tendresse pour toutes.
Je ne peux parler d'horreur pour aucune, mais il y en a pour lesquelles
j'éprouve une profonde compassion. Comme pour la professeur
de musique, Mlle Klimt. J'en ai eu des comme elles, complètement
dépassées, d'autant plus que j'ai grandi dans les
quartiers difficiles. On a tous eu des profs qui étaient
sûrement très bien mais qui n'avaient tellement pas
d'autorité qu'ils ne pouvaient même pas exercer leur
métier. Alors oui, j'ai beaucoup de compassion pour ce
personnage. Mais j'en ai également pour Sandrine, la bimbo,
même si elle a l'air très conne. Mon personnage-fétiche
demeure quand même Martha, la prof d'art. C'est elle que
j'utilise pour mes affiches.
C'est bien celle qui correspond à la description : «
a pété un plomb » ?
Par exemple.