Les enfants de la terre
Jean Marie AUEL
5- Les refuges de pierre

Résumé :

"Finalement, l'arrivée à la Neuvième Caverne"

Le cinquième roman tant attendu de Jean Auel reprend le fil de la somptueuse saga préhistorique entamée avec Le Clan de l'Ours des Cavernes.
Fruit de l'inimitable talent narratif de son auteur et bâti sur une documentation sans faille, il va combler les inconditionnels de la première heure et sans nul doute conquérir de nouveaux lecteurs.
Après un voyage épique à travers l'Europe, Ayla et Jondalar sont arrivés à l'emplacement de la Neuvième Caverne, un camp de l'âge de la pierre ancien situé dans l'actuel sud-ouest de la France. C'est là que vit la tribu de Jondalar, les Zelandonii.
Si Ayla a pourtant beaucoup à partager avec les Zelandonii, en particulier des pratiques et des connaissances médicinales, elle sait qu'elle doit d'abord s'initier à leurs coutumes et leur mode de vie afin d'être reconnue comme une des leurs. Surtout que la tribu peut apprendre d'un moment à l'autre qu'elle fut élevée par ceux du Clan, des hommes de Néanderthal que les Zelandonii considèrent comme des animaux.
Peu à peu, gagnant la confiance du groupe, Ayla leur apprendra, entre autres, que ceux du Clan sont pourtant des humains…
Le temps passe doucement et Ayla aspire désormais à la paix et à la quiétude, à rester auprès de Jondalar et à avoir des enfants. Pourtant, comment oublier ses prodigieux dons spirituels…
Alors qu'elle donne bientôt naissance à cet enfant très attendu, elle prend conscience du rôle éminent qu'elle est appelée à jouer dans la destinée des Zelandonii.

Un sixième et dernier volume est en préparation !!

Extrait du 1er chapitre : 

Ayla et lui avaient fini par se rendre compte que, pour la plupart des hommes, des animaux qui ne les fuyaient pas représentaient un phénomène à la fois étrange et effrayant.
Les humains connaissaient les animaux. Tous ceux qu'Ayla et lui avaient rencontrés pendant leur Voyage les chassaient ; la plupart les honoraient, rendaient hommage à leurs esprits d'une manière ou d'une autre.
Aussi loin que remontait leur mémoire, ils avaient observé les animaux avec soin. Ils connaissaient les territoires qu'ils affectionnaient, les nourritures qu'ils aimaient, leurs migrations saisonnières, leur période de reproduction et leur saison de rut. Mais nul n'avait jamais essayé de toucher d'une manière amicale un animal vivant. Nul n'avait jamais essayé d'attacher une corde au cou d'une bête pour la mener. Nul n'avait jamais essayé d'apprivoiser un animal, ni même imaginé que ce fût possible.
Aussi contents fussent-ils de voir un parent – particulièrement un parent que peu d'entre eux espéraient revoir un jour – rentrer d'un long Voyage, ces animaux apprivoisés constituaient pour eux un spectacle si insolite que leur première réaction était la peur. C'était étrange, inexplicable, cela dépassait leur expérience ou leur imagination, cela ne pouvait être naturel. Cela venait forcément d'un autre monde. La seule chose qui empêchait bon nombre d'entre eux de s'enfuir ou de tenter de tuer ces bêtes terrifiantes, c'était le fait que Jondalar, qu'ils connaissaient tous, était arrivé avec elles, et qu'il montait maintenant le sentier depuis la Rivière des Bois, avec sa sœur, l'air serein sous la lumière vive du soleil.